Bagouzes, colliers, bracelets… certains se permettent toutes les fantaisies. Sont-ils bien sûrs de ce qu’ils font?
Il n’y a pas si longtemps, les choses étaient encore claires. Il n’y avait que les beaufs, les gays et les cailleras pour porter des bijoux. Ainsi des gourmettes, diamants à l’oreille et autres chaînes en or qui permettaient de les catégoriser avec aisance. Mais sous l’impulsion du phénomène métrosexuel, les choses ont bien changé. Désormais, un peu comme pour les tatouages, la démarche s’est complètement démocratisée. Galvanisés par le pouvoir d’attraction d’un David Beckam ou d’un Johnny Depp, de plus en plus d’hétéros basiques arborent une quincaillerie massive et voyante, allant souvent à l’encontre des règles de bon goût les plus élémentaires. Pas besoin d’aller chercher très loin la raison de cette prise de risque stylistique : ils espèrent ainsi être sexy. Oui, oui, sexy. On vit bien dans un drôle de monde, pas de doute là-dessus. Que les célébrités pré-citées aient cette ambition, pourquoi pas, après tout c’est leur fond de commerce d’émoustiller les gamines. Mais que penser de votre pote Julien, qui bosse au service client de chez Orange, depuis qu’il fait des des U.V, porte des T-shirts en V ultra échancrés, et est recouverts de tatoos, bracelets au bras et autres bagues au doigts ? Que c’est devenu une fiotte ? Qu’il a pété un câble ? Oui, forcement. Mais n’omettons pas que comme pour tout phénomène de mode, s’il y a proposition, c’est qu’il y a demande. S’il se pare ainsi d’attributs au goût douteux, c’est sûrement qu’il y a des filles qui doivent aimer ça. Bon, pas les plus classes, à priori. Mais quand même, on espère pour lui qu’il trempe plus depuis qu’il porte toutes ses breloques, car cela doit forcement demander un vrai effort de se parer de la sorte, de remettre en cause sa virilité à ce point là. Mais revenons à nos bijoux. Comment les choisir et les porter ? On remarque que c’est souvent l’accumulation qui prime. Plusieurs colliers très longs et juxtaposés donneront du cachet à un torse musclé, et imberbe de préférence. De même pour les bracelets, toujours à multiplier et à porter aux deux bras. Trois ou quatre énormes chevalières ne seraient également pas pour déplaire à Nadine, la serveuse du Macumba Night qui vous fait de l’œil. Quant à quelques piercings bien placés (arcade ou sous la lèvre de préférence), ils finiront de faire de vous une vraie gravure de mode.
Allez, bonne chance.
