C’est l’alibi préféré des meufs qui font n’importe quoi la nuit. On les aurait droguées. Au GHB. Allez, te fouts pas de ma gueule, va.
Bourrée, elle a dansé topless sur une table, a galoché 5 mecs, et est rentré avec le plus moche d’entre eux. Nous ne pouvons pas lui en vouloir, bien au contraire.
Mais elle, elle s’en veut. Le lendemain, elle n’assume pas, elle a honte. Elle pourrait mettre ça sur le compte de l’alcool, et ça serait d’ailleurs justifié, mais bof. Ce n’est jamais agréable de passer pour une saoularde, incapable de contrôler ses pulsions dès qu’elle picole un peu…
Alors, elle évoque une raison étrange à son comportement : on l’aurait drogué. Quelqu’un a mis un truc dans on verre, à son insu. C’est sûr. Elle n’aurait jamais fait tout ça, sinon.
D’accord. Mais quelle drogue ? Du MDMA ? Peu probable. Oui, ça rend love, mais ça coûte cher, quand même. Alors en filer, gratuitement, à quelqu’un qu’on ne connaît pas, sans lui dire ? Faudrait vraiment être con.
Non, ça doit être du GHB. Les initiales qui font peur. La drogue du violeur. Le truc qu’on n’a jamais vu, mais dont on nous parle depuis les années 90.
Franchement, quelqu’un a-t-il déjà un pote qui est déjà arrivé avec du GHB sur lui? Et est-ce qu’il se frottait les mains, en se léchant les babines,et en disant : « Ah comment je vais en droguer des meufs, moi, ce soir ! »
Ce produit relèverait-il de la légende urbaine? Ses effets supposés : pertes de mémoire, et nymphomanie. Pratique. Un peu trop même. Question : et si on prend du GHB en sachant qu’on en prend ? Ou seul ? Est-ce que les effets sont modifiés ? Peut-être qu’on se viole soi-même, et qu’on ne s’en souvient plus après ?
Même Wikipédia, généralement pragmatique, reste prudent concernant le GHB :
« L’ampleur de ce phénomène est difficilement évaluable puisque les victimes le déclarent rarement par manque de certitude ou par honte. »
C’est plutôt l’inverse. Elle le déclarent un peu trop.
Quant à celles qui ont effectivement été victimes de ce sordide procédé,l’équipe de Jooks veut bien s’excuser pour ce papier peu respectueux de vos souffrances. Mais serait ravi de recueillir vos témoignages les plus crus.
Merci de s’adresser à la rédaction.
